
Le père de Jean-Antoine Houdon étant concierge de l'École royale des élèves protégés, celui-ci a été en contact dès son enfance avec les meilleurs sculpteurs de l'époque. A quinze ans, il devient élève de l'Académie royale de peinture et de sculpture où il apprend beaucoup de Michel-Ange Slodtz, de Jean-Baptiste Pigalle et de Jean-Baptiste Lemoyne.
En 1761, Jean-Antoine Houdon obtient le prix de Rome. Il séjourne à Rome, à la Villa Médicis, de 1764 à 1768. Il y étudie les sculptures antiques qui inspireront ses oeuvres futures. Houdon, qui veut que ses œuvres soient précises, apprend aussi l'anatomie et réalise en 1767 son célèbre "Ecorché".
Houdon devient, en 1771, membre de l'Académie Royale, où il commencera à enseigner sept ans plus tard. Il se marie en 1786 et a trois filles. En 1795, sous le Directoire, il est nommé membre de l'Institut et continue à sculpter et à présenter des œuvres au "Salon" jusqu'en 1814.
Très habile pour travailler le marbre, Houdon a aussi un grand talent pour façonner l'argile et le plâtre. Son oeuvre est caractérisée par le réalisme et la précision dans la représentation des corps et notamment des bustes où il excelle et qu'il sait rendre très vivants. Selon Grimm, "Houdon était peut être le premier sculpteur qui ait su modeler les yeux".
Quelques œuvres de Houdon :
- L'écorché,
- Diane,
- Baigneuse,
- La Frileuse,
- Voltaire (sur pied),
- Bustes de Lafayette, Benjamin Franklin, Mirabeau, Necker, Catherine II, Diderot, Voltaire.