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Nella Buscot  >  Le monde de la sculpture  >  Biographies  >  François Rude



Biographie

François Rude

1784 - 1855

XIXe siècle

Sculpteur français


  

Fils d'un forgeron de Dijon, François Rude suit dans sa ville natale les cours de l'Académie de dessin de François Devosge. A partir de 1809, il s'installe à Paris pour se former à l'École impériale des Beaux-Arts. Elève de Pierre Cartellier (1757-1831), il obtient le Grand Prix de Rome en 1812 pour "Le Berger Aristée pleurant la perte de ses abeilles".

A la Restauration, il suit son protecteur républicain et bonapartiste, le Dijonnais Louis Frémiet à Bruxelles et y reste une douzaine d'années. Là, il travaille pour l'architecte Van der Straeten et réalise notamment des bas-reliefs pour le palais de Tervueren. En 1821, il épouse Sophie Frémiet, la fille de Louis Frémiet.

De retour à Paris en 1827, Rude recueille un énorme succès avec "Mercure rattachant sa talonnière" et son "Petit Pêcheur napolitain" qui lui apportent la notoriété. Il obtient la commande d'un haut-relief pour l'Arc de Triomphe de la place de l'Etoile à Paris, "Le Départ des volontaires de 1792". Inaugurée en 1836, elle devient "La Marseillaise", la plus célèbre de ses œuvres.

Vouant une grande admiration à Bonaparte, Rude glorifie dans ses principales œuvres, surtout après 1840, les héros bonapartistes et républicains. Il introduit dans la sculpture un naturalisme novateur. Ses compositions alliant un sens de la mise en scène et une dramatisation des sentiments en font un artiste romantique. Jean Baptiste Carpeaux fut l'un de ses élèves.

Quelques œuvres :
- Le Berger Aristée pleurant la perte de ses abeilles (1812)
- Mercure rattachant sa talonnière (1827),
- Vierge (Saint-Gervais, 1827),
- La Pérouse (Buste, 1828),
- Petit Pêcheur napolitain (1833),
- La Marseillaise (1835),
- L'éveil de Napoléon à l'Immortalité (1847)
- le Maréchal Ney (1848),
- Jeanne d'Arc (1852).





Le Départ de 1792, dit La Marseillaise (1835)

Arc de triomphe
Paris VII (Paris, France)

Le haut-relief, haut de 5,85 m, représente le génie de la Liberté sous la figure d'une femme ailée poussant un cri d'alerte face à l'invasion ennemie.


François Rude : Le Départ de 1792, dit La Marseillaise
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François Rude : Napoléon s'éveillant à l'immortalité
Copyright © 2010 Nella Buscot

Napoléon s'éveillant à l'immortalité (1844)

Musée d'Orsay
Paris VI (Paris, France)

Plâtre



Le Maréchal Ney (1853)

Place Ernest Denis
Paris VI (Paris, France)

François Rude : Le Maréchal Ney
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